Foncier agricole : refaire surfaces ? - Eloi

Foncier agricole : refaire surfaces ?

Tandis qu’une part grandissante d’agricultrices et d’agriculteurs ne touche plus terre, celles et ceux qui aimeraient prendre la relève se heurtent à un défaut d’accès au foncier. En la matière, le terrain est loin d’être conquis. Si des différences persistent entre les différents pays européens, le glissement est partout le même : artificialisation des sols, agrandissement des exploitations, blocages à l’installation, renchérissement des terres… Autant d’éléments qui, conjugués à la financiarisation croissante du secteur, contrarient l’accès aux foncier des nouveaux venus alors même que la question devient cruciale : ne serait-ce qu’en France, un tiers des chefs d’exploitation a plus de 65 ans et va donc cesser prochainement son activité. Dans ce contexte, comment assurer le nécessaire renouvellement des générations et maintenir la « puissance productive » des états membres ? Souvent pensé comme un capital retraite ou une réserve de terres pour le développement urbain, quel statut accorder au foncier agricole ? Quelles expériences ici et ailleurs font sens pour l’avenir ? Et comment articuler cette question à l’échelle communautaire ?  

Table ronde avec :

  • Emmanuel Hyest, président de la FN Safer, agriculteur dans l’Eure.
  • Gérard Leras, vice-Président d’Agter, ancien conseiller régional Rhône-Alpes et ancien éleveur laitier.
  • Jannes Maes, président du Conseil Européen des Jeunes Agriculteurs.
  • Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, rapporteur de la mission d’information sur le foncier agricole.
  • Maarten Roels, co-fondateur et chef de projet, Terre-en-vue.