Le sol, un puit carbone - Eloi

Le sol, un puit carbone

Les matières organiques présentes dans le sol jouent un rôle clé pour non seulement la fertilité des terres agricoles (comme nous l’avons vu dans l’article “Matière organique, de la théorie à la pratique ”) mais également pour leur bilan effet de serre. Elles constituent un puissant réservoir temporaire de carbone organique pouvant agir comme source ou comme puits de carbone vis-à-vis de l’atmosphère.

Le principal constituant de la matière organique est le carbone à environ 58%. Le sol constitue ainsi le plus grand réservoir de carbone de la planète, avec 615 milliards de tonnes dans les 20 premiers cm et 2344 milliards de tonnes jusqu’à une profondeur de 3 mètres. Mais ce stock diminue considérablement en raison de l’agriculture, de la généralisation des labours profonds dans les pays développés, de la transformation de centaines de millions d’hectares de prairies en terres cultivées, de la déforestation. Le carbone perdu par les sols est émis principalement sous forme de CO2. Les sols peuvent ainsi passer de puits carbone à sources d'émission de carbone.

A l’échelle de la France, les sols agricoles perdent chaque année 6 millions de tonnes de stocks carbone.

Pour enrayer cette dégradation et redonner au sol sa capacité de stockage de carbone, il suffit d’augmenter les apports de carbone, en apportant par exemple du fumier et du compost, en restituant au sol les résidus de récolte, en semant des engrais verts, en enherbant les vignobles et les vergers, en plantant des haies, des arbres etc.

Chez eloi, nous favorisons fortement ces pratiques. La diversité des activités agricoles constituant une grappe eloi permet de bénéficier d’une matière organique directement présente sur le site, notamment grâce à la présence d’agroforesterie et d'élevage.