Les circuits courts : 1 stand sur 2 ne respecterait pas les normes

Les étals des fruits et légumes frais au bord de route ont émergé dans les années 1960 en bordure de nationales, et continuent de foisonner chaque été dans toutes nos régions de France.

10€ les 5 kilos d’abricots, 1,60€ les 2 melons, 1€ le kilo de pastèque, 1€ le kilo de tomates, 1,20€ le kilo de nectarines…Le tout origine France. Si ces prix sont très alléchants, ils peuvent toutefois semer le doute auprès d’un consommateur aguerri.

Alors, comment s’assurer de la traçabilité des produits achetés en bord de route ?

Depuis 2014, une loi encadre les points de vente tenus par les agriculteurs. Pour se revendiquer producteur, le maraîcher doit réaliser au minimum 70% de ses ventes à partir de produits cultivés par ses soins. Les 30% restant peuvent être achetés à d’autres récoltants. La loi interdit à tout producteur de se fournir chez des grossistes.

Toutefois, d’après les contrôles effectués l’année dernière dans le Gard, un stand sur 2 ne respectait pas ces normes. Il est très courant que les vendeurs s’approvisionnent en produits espagnols chez des grossistes, et se fassent passer pour des producteurs locaux.

Alors, cet été, en nous arrêtant en bord de route à la recherche d’un beau melon et d’une salade fraiche, posons-nous les bonnes questions, informons-nous sur l’origine des produits, et ne fonçons pas tête baissée. Et si notre carnet de vote se trouvait dans notre portefeuille ? 😉

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