Quelle réforme pour l’enseignement agricole ?

La Convention Citoyenne pour le Climat réclame une profonde évolution de l’enseignement agricole pour rendre l’agriculture plus durable et plus humaine. En ce sens, elle suggère d’intégrer un tronc commun obligatoire d’enseignement de l’agroécologie, d’imposer des stages dans des exploitations qui appliquent les méthodes de l’enseignement de l’agroécologie, d’ouvrir la formation continue sur les pratiques agroécologiques pour tous les agriculteurs, former les conseillers techniques aux pratiques de l’agroécologie. Elle souhaite également que “tous les organismes prodiguant des formations et des conseils techniques (Chambre d’Agriculture Idf, coopératives, GAB…) (…) soient formés aux pratiques de l’agroécologie.”

Nous avons la chance de travailler avec Agrobio 35 et nous sommes très heureux de constater qu’ils ont déjà un cran d’avance en terme de formation à l’agroécologie.

Si le gouvernement n’a pas rejeté cette proposition, il n’a pas encore, à ce jour, apporté une réponse concrète pour sa mise en pratique.

Les formations en agroécologie restent trop peu nombreuses à ce jour. Heureusement, de belles initiatives voient le jour! Par exemple l’@Ecole de l’Agroécologie voyageuse des Les Agron’Hommes propose un accompagnement d’un an destiné à inspirer et former les futurs paysans de la transition agroécologique. Pendant 2 mois, grâce à l’appui d’intervenants (experts, agriculteurs, enseignants) les étudiants construisent leurs parcours personnalisés. Puis, pendant 8 mois, les élèves voyagent de fermes en fermes, et acquièrent des compétences tout en aidant les agriculteurs partenaires. N’attendez plus pour arroser ce beau projet afin qu’il puisse poursuivre son éclosion et donner vie à ses premières fleurs (rendez-vous sur leur cagnotte ! )(rendez-vous sur https://www.kisskissbankbank.com/…/the-first-traveling-agro… ! )

Cette volonté de réformer l’enseignement agricole nous invite à soulever quelques questions.

Est-il légitime que l’enseignement de l’agriculture soit entre les mains du Ministère de l’Agriculture ? Pourquoi n’est-il pas confié au Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse comme l’est l’enseignement de la médecine, du sport, de la culture ? Déléguer la rédaction des programmes scolaires agricoles au ministère de l’éducation ne permettrait-il pas de garantir leur totale transparence et impartialité ? Ne serait-ce pas un moyen de s’affranchir de toute pression d’acteurs agricoles ? Ne serait-ce pas une solution pour s’assurer que les objectifs agroécologiques soient respectés et atteints ?

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